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On
le surnomme "l'homme aux doigts défoncés"
tant il a les doigts abîmés à force de frapper sur les
cordes de sa contrebasse.
Rafistolé avec du scotch ou customisé avec un cintre
en fer, entre ses mains, son noble instrument devient
une guitare pour punk unplugged, un sound system pour
traveller sédentaire, un micro pour MC prophétique.
Après avoir passé les dix dernières années à jouer
là où on ne l'attendait pas, Fantazio sort enfin un premier
album : The Sweet Little Mother Fucking Show.
Entouré de son gang (un saxophone, un hélicon, une
batterie et un "bruitiste"), celui qui a fait de l'éphémère
un art et de l'improvisation un genre, a réussi
à graver sur POPAY disque les fantômes qui l'habitent sur
scène.
"Contrebarrissements", "rythmimiques", il oscille entre les
comptines que lui chantaient sa grand-mère et le
rock sombre d'Elvis, entre la tchache énervée du
hip hop et les cuivres nostalgiques des fanfares roumaines,
le beat hypnotique de la techno hard core et
le dandysme éclairé des punks anglais...
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