Le Chiendent Porosite

Porosite
Installation anthropo-graphique

Un zoom parabolique de l'extérieur vers l'intérieur, d'un infini à l'autre….
Le décor à lui seul laisse présager d'un voyage dans un univers particulier : un cube métallique baignant dans un bac d'eau, deux écrans vidéo tombant sur deux faces perpendiculaires et des sons arrivant de part et d'autre de cet objet.
C'est dans cet espace qu'évolue Sandrine Bonnet, à la fois danseuse et chorégraphe. Son corps dialogue avec les images, avec les sons et vice versa. Le regard du spectateur navigue entre la danseuse, les écrans et les reflets dans l'eau, guidé par des formes, des couleurs, des sons et sa propre histoire. Chacun déambule à sa façon dans cette installation où tous les sens sont sollicités.

Porosite est un interstice filandreux et un volume nodal ; celui du corps-tête ; singularité qui, traversée de part en part par l'hélicoïde complexe de ses expériences, entame encore et toujours la première conversation, secrète, muette …. celle de sa propre vie.


Porosite s'intéresse aux replis de l'intérieur sur l'extérieur (et de l'extérieur sur l'intérieur), ces infimes espaces biologiques, sensitifs, lieux de transit de notre expérience physique et psychique. Porosite c'est ce lieu de langage, de voyage entre le corps et l'esprit, qui tentent de se réapproprier la cohérence d'un chaos incessant… "

Le Chiendent fonctionne en mode collectif depuis 1996, développant des projets polymorphes dont le but est d'amener différents langages à converser autour d'un même propos ou d'une inquiétude partagée : vidéo, danse/corps et musique live se partagent tantôt l'espace d'un plateau ou l'autonomie d'une installation…
Ce spectacle a été présenté lors du festival Paris-Plage en août dernier.


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Mathieu Sanchez conception vidéographie
Sandrine Bonnet conception corps
Sigmoon navigation sonore