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Conçu
comme un véritable tissage entre le langage chorégraphique
et la théâtralité, Pupidda trace le parcours initiatique
d'une femme en exil.
Une jeune fille descendue fraîchement de son île après un
épisode familial tragique découvre le monde.
Elle fuit un passé et une culture qui la rattrapent.
Le nom "Pupidda" évoque les poupées de sucre que l'on
offre traditionnellement aux enfants de Sicile pour
la fête des morts.
Pupidda flirte également avec la fête sacrée de Priape
célébrant la fécondité.
Des processions de sorcières qui chassent les mauvais
esprits aux intentions infécondes, munies du bâton de bois
ou phallus.
Manger la poupée est un rite cannibale permettant de
trouver une énergie nouvelle.
La phase de découverte du monde par le corps correspond à
la toute puissance de l'enfant.
Pupidda est ancrée dans un monde de traditions perpétuées.
Un monde où l'on s'autorise à prendre du plaisir et
à exprimer de la violence à travers ce corps qui relie
pensée et émotion, sentiment et raison.
Une seule injonction : trouver et re-trouver cette pulsion
vitale du corps autant que de l'esprit.
Giovanna Velardi est une jeune chorégraphe italienne.
Elle
collabore avec Mani Marina Blandini, Gaetano Battezzato
et Jean Ribault dans le cadre des Hivernales d'Avignon
en 1997.
Elle rejoint la Compagnie Geneviève Sorin où elle développe
sa propre tendance à travailler l'improvisation.
Elle participe à de nombreux festivals de danse en France
et en Italie.
En 2002, elle fait partie du Collectif Skalen et crée
avec Michelle Ricozzi et Jean-Marc Montera I
Next présenté notamment à la Ménagerie de Verre, au
Festival Corps à Cour (CCN Ballet Preljocaj), le CRT
de Milan.
Elle chorégraphie et interprète Ophélie au spectacle Hamlet
Machine de Heiner Muller.
En 2004, elle est en accueil au CCNO (Centre Chorégraphique
National d'Orléans) Josef Nadj pour la création Court Circuit.
Infos pratiques : accès,
réservations, tarifs
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